PVP et trombinoscope du périscolaire?
TU VEUX MA PHOTO ?
Cher-es collègues,
Vous êtes nombreux-ses à nous solliciter au sujet du trombinoscope et de la demande faite par votre directeur-rice du périscolaire (anciennement REV) de lui fournir obligatoirement votre photo voire même de vous photographier.
Chacun-e est libre de le faire ou pas.
Cependant, le Snadem a été clair en Assemblée Générale, et notre avocate aussi. Nous avons tous un droit à l’image. Notre employeur peut nous demander d’être identifiable à l’aide d’informations, minimales. Le nom, le prénom et le SOI sont amplement suffisants. Notre photo n’est donc pas nécessaire d’autant que dans certaines équipes, le trombinoscope a vocation à être partagé sur l’ENT. Une fois publiés (ou photographiés par un tiers dans le hall de l’école), notre image, notre nom et prénom, ne nous appartiennent plus. C’est la porte ouverte à toutes dérives ou utilisations abusives voire détournées de ces informations.
Nous sommes donc opposés à cette injonction qui répond aux nouvelles prérogatives et obligations des agents du périscolaire.
Encore une fois, nous ne faisons pas partie du périscolaire et nous ne sommes pas en lien hiérarchique avec le directeur-rice du périscolaire (REV) qui a bien d’autres missions à remplir que celle de s’occuper des PVP.
En début d’année scolaire, la plupart d’entre nous transmettent la fiche de présentation des PVP aux familles. Les parents nous connaissent, souvent depuis plus longtemps que certain-es enseignant-es, et nous sommes présents aux réunions de rentrée et aux conseils d’école. Notre identification n’est donc pas nécessaire.
Si la Ville s’est engagée à poursuivre pénalement les personnes qui utiliseraient, à mauvais escient, les informations et/ou la photo d’un-e agent, nous préférons être extrêmement prudents et vous protéger. “Mieux vaut prévenir que guérir”. Nous ferons ainsi l’économie de toute procédure à l’exception de la saisie du Tribunal administratif si l’un-e d’entre-vous venait à être sanctionné-e de quelque manière que ce soit.
Nous refusons et dénonçerons donc toute forme de harcèlement, d’intimidation ou de stigmatisation de la part de la hiérarchie, de chef-fes de Caspe ou de directeur-rice du périscolaire (REV) concernant votre droit à l’image.
Nous vous invitons à nous remonter toute situation difficile ou mal-être à ce sujet.
La Ville de Paris n’est pas dans la capacité d’assurer notre protection absolue, nous devons donc le faire nous-mêmes. Protégeons-nous.
Le Snadem est à vos côtés et nous sommes mobilisés pour garantir la protection de chacun de vos droits.






