Vers une prévoyance à 2 vitesses ! Non à une action sociale au rabais
Les organisations syndicales disent non à la position de la Ville ! En refusant d’augmenter sa participation, la Ville choisit de faire payer ses agent.es ! Non à une action sociale au rabais !


COMITE SOCIAL TERRITORIAL CENTRAL DU 25 JUIN 2026
VERS UNE PREVOYANCE A DEUX VITESSES !
Vendredi 26 juin 2026
Au Comité social territorial (CST) central du 25 juin, l’Exécutif a émis un avis défavorable à l’amendement proposé par l’intersyndicale et refusé également tous les autres amendements déposés par FO et la CGT. Concrètement, cela veut dire que :
Au 1er janvier 2027, le contrat collectif de prévoyance retenu par la Ville à l’issue de la procédure de marché s’imposera à tous les agent.es (même s’ils ont déjà un autre contrat). L’adhésion sera obligatoire.
La prise en charge à 100 % du coût de la cotisation (la participation employeur) sera payée par la Ville uniquement pour les agent.es gagnant jusqu’à 1 950 € bruts (correspondant essentiellement aux temps partiels).
La Ville appliquera le minimum légal (50%) pour tous les autres agent.es (à partir de 1 951 €).
Le choix de la Ville :
le minimum légal pour 9 agent.es sur 10 !
Un.e agent.e gagnant jusqu’à 1 950 € brut paiera 0 €
Un.e agent.e gagnant 1 € de plus paiera déjà 21,45 €*
* estimation Ville de Paris
Et comme le seuil de 1 950 € brut n’est supérieur que de 83 € au SMIC brut (1 867 €), avec les futures revalorisations du SMIC, de moins en moins d’agent.es pourront bénéficier de cette prise en charge à 100 %.
Ne rien payer ou payer la moitié
n’est pas une mesure équitable !
Lors du CST Central du 11 juin 2026, les organisations syndicales avaient déjà déposé plusieurs amendements dont une prise en charge à 100 % pour tous les agent.es. La Ville avait déjà refusé cette proposition, alors que la situation du pouvoir d’achat et de la santé empire pour les agents !
Au CST Central de repli, le 25 juin 2026, la Ville s’est entêtée dans son refus d’une solution équitable. Elle a refusé notre amendement qui proposait :
100 % pour les agents gagnant jusqu’à 1 950 € bruts
50 % de prise en charge pour chaque euro de rémunération en plus (au-delà des 1 950 €) afin d’éviter tout effet de seuil brutal.
La DRH a expliqué l’impossibilité technique de procéder à de tels calculs, argument auquel nous ne croyons pas. Mettre en avant le coût financier aurait été plus crédible mais la direction des finances a-t-elle procédé à un calcul ? Nous ne le saurons pas. Et lorsque l’intersyndicale, dans l’esprit d’une répartition plus équitable, propose la possibilité de différents niveaux de prise en charge selon les tranches de revenus, la Ville ne répond même pas et passe au vote. Aucune concertation, aucune proposition ouverte en séance, aucune avancée. Le niveau « zéro » de la négociation !
Nos organisations syndicales
disent non à la position de la Ville !
En refusant d’augmenter sa participation,
la Ville choisit de faire payer ses agent.es !
NON À UNE ACTION SOCIALE AU RABAIS !





